Les sections Nouvelles se vident pour deux raisons. La première, c'est de croire qu'il faut quelque chose d'important à annoncer. La deuxième, c'est d'avoir publié l'annonce sur Facebook et d'être passé à autre chose. Voici pourquoi votre site doit rester la source, quoi y publier, quelle longueur viser et comment écrire une nouvelle en une quinzaine de minutes.
Votre site d'abord, Facebook ensuite
Vous avez quelque chose à annoncer, et le premier geste est d'ouvrir Facebook. C'est le réflexe le plus répandu, et c'est celui qui coûte le plus cher. La publication est écrite, elle fait son petit tour, et l'information ne se rend jamais jusqu'au site.
Le problème, c'est que votre site et Facebook ne font pas le même travail.
Votre site est votre présence officielle. C'est lui qui répond quand quelqu'un cherche votre nom dans Google. C'est lui que la personne consulte pour vérifier une information avant de se déplacer. C'est la source, et il n'appartient qu'à vous.
Facebook sert à propager. Il pousse l'information vers des gens qui ne seraient pas venus vous voir d'eux-mêmes. C'est précieux, mais ce n'est pas la même chose que d'être la source.
Quand on publie seulement sur Facebook
La publication disparaît. Une publication Facebook vit quelques heures, parfois une journée. Trois semaines plus tard, personne ne la retrouve, pas même vous. Une nouvelle sur votre site reste consultable, avec son adresse à elle, aussi longtemps que vous le voulez.
Le trafic va chez Facebook, pas chez vous. Une publication publique peut très bien sortir dans Google, ça arrive. Mais le lecteur atterrit chez Facebook, et son prochain clic appartient au fil. La même nouvelle sur votre site est une porte d'entrée : vos services, vos réalisations et vos coordonnées sont juste à côté.
Vous ne contrôlez rien. Une page suspendue par erreur, un compte piraté, un changement d'algorithme, et vos cinq dernières années de publications s'en vont avec. Ce n'est pas une hypothèse théorique, ça arrive régulièrement.
Tout le monde n'y est pas. Une partie de vos clients, de vos membres ou de vos citoyens n'a pas de compte Facebook, ou n'ouvre jamais le fil. Ils vont sur votre site. S'il n'y a rien, ils concluent qu'il ne se passe rien.
Le décalage se voit. Une page Facebook très active à côté d'un site dont la dernière nouvelle date de 2023 envoie un drôle de message. On dirait deux organisations différentes, dont une qui a fermé.
La plupart des assistants IA n'ont pas accès à Facebook. Les robots d'OpenAI, d'Anthropic et de Perplexity y sont bloqués. Celui de Google, non. Selon l'assistant à qui la question est posée, votre page est donc invisible. Votre site, lui, est lisible par tout le monde.
Le bon ordre
On écrit la nouvelle sur le site, puis on partage le lien sur Facebook. Ce n'est pas beaucoup plus de travail que de publier seulement sur Facebook, et cette fois le contenu vous reste.
Une objection honnête, parce qu'elle est fondée : sur Facebook, une publication qui contient un lien vers un autre site est souvent montrée à moins de monde qu'une publication sans lien. C'est vrai. Deux façons de vivre avec.
La première. Vous écrivez le texte complet de votre nouvelle dans la publication Facebook, et vous mettez le lien vers la nouvelle de votre site dans le premier commentaire. La publication garde sa portée, et les gens qui veulent en savoir plus ont le chemin vers chez vous.
La deuxième. Vous mettez le lien directement dans la publication Facebook et vous acceptez d'atteindre un peu moins de monde aujourd'hui. C'est presque toujours le bon choix quand l'information doit encore être trouvable dans un mois, comme un horaire, une adresse ou un avis.
Une nouvelle, ce n'est pas un article de blogue
Les deux vivent souvent au même endroit dans votre site, ce qui explique la confusion. Ils ne font pourtant pas le même travail.
Une nouvelle est datée. Elle annonce quelque chose qui vient d'arriver ou qui s'en vient. Elle est courte, factuelle, et elle finit par périmer. Personne ne cherchera votre horaire des fêtes 2026 en juillet 2027.
Périmer ne veut pas dire éphémère pour autant. Ce même horaire doit rester trouvable de novembre à janvier, et deux mois, c'est déjà cinquante fois la durée de vie d'une publication Facebook.
Un article reste utile longtemps. Il explique, il conseille, il répond à une question que les gens se posent encore dans trois ans. C'est lui qui va vous chercher du trafic dans Google, mois après mois.
Votre section Nouvelles n'a pas à devenir un blogue. Elle a un autre rôle : montrer que l'organisation est vivante. Un visiteur qui arrive sur votre site et qui voit une entrée du mois dernier comprend en une seconde qu'il y a du monde derrière. Une section dont la dernière nouvelle date de 2023 envoie exactement le message inverse, et Google le lit comme nous.
Si vous n'écrivez qu'une chose cette année, écrivez des nouvelles. Un article demande de trouver un sujet, de le construire et d'y passer quelques heures. Pour une nouvelle, le sujet vous est donné : il vient de se passer quelque chose, vous n'avez qu'à le raconter.
Quoi publier quand on pense n'avoir rien à annoncer
Il se passe plus de choses chez vous que vous ne le pensez. Le réflexe à prendre, c'est de se demander : est-ce qu'un client, un membre ou un citoyen serait content de l'apprendre? Si oui, c'est une nouvelle.
Si vous êtes une entreprise
Une nouvelle personne dans l'équipe. Un service ou un produit qui s'ajoute. L'horaire d'été, l'horaire des fêtes, une fermeture pour vacances. Un projet terminé dont vous êtes fier. Une participation à un salon ou à un marché. Un poste à combler. Un nouveau local, un déménagement, un agrandissement. Une certification obtenue. Un partenariat avec une autre entreprise d'ici. L'arrivée d'un équipement qui change ce que vous êtes capable de faire.
Si vous êtes un OBNL
Une subvention obtenue et ce qu'elle va permettre. Un appel de bénévoles. Une activité à venir, puis un compte rendu après coup avec quelques photos. Les résultats d'une campagne de financement. Une nomination au conseil d'administration. La date de l'assemblée générale annuelle. Un service qui change d'horaire ou de lieu. Un remerciement à un partenaire.
Si vous êtes une municipalité
Un avis d'ébullition, une fermeture de rue, une collecte spéciale. L'ouverture de la patinoire ou de la plage. Un appel d'offres. Un poste ouvert. Le calendrier des séances du conseil. Un programme d'aide offert aux citoyens. Les travaux qui commencent dans un secteur. Le rappel des dates de taxes. Une décision du conseil qui change quelque chose dans la vie de tous les jours.
Une dernière chose. On ne se fixe pas un calendrier de nouvelles comme on planifie un blogue, parce qu'on ne décide pas de ce qui arrive. Mais quand six mois passent sans rien, ce n'est à peu près jamais parce qu'il ne s'est rien passé. C'est que personne n'a fait le tour des exemples ci-dessus. Prenez l'habitude d'y revenir une fois par mois.
La bonne longueur
On lit souvent qu'un contenu doit faire au moins 1 000 mots pour être bien référencé. C'est un conseil d'article de blogue, et il ne s'applique pas ici.
Une bonne nouvelle fait entre 150 et 400 mots. C'est court. C'est voulu.
Dans 200 mots, vous avez amplement la place de dire quoi, quand, où, pour qui, et quoi faire ensuite. Au delà de 400, vous êtes probablement en train d'expliquer quelque chose, et une explication a sa place dans une page ou dans un article, pas dans une nouvelle.
Personne n'a jamais reproché à une nouvelle d'être trop claire.
Les trois morceaux d'une nouvelle
Le titre
Il dit ce qui arrive, il ne fait pas deviner. « Un nouveau point de cueillette à Saint-Léandre dès le 15 octobre » fait son travail. « Une belle annonce pour nos clients! » ne le fait pas.
Visez une dizaine de mots, mettez l'information la plus utile au début, et donnez-vous la règle suivante : quelqu'un qui ne lit que le titre doit déjà savoir de quoi il s'agit.
Les premières lignes
C'est le morceau le plus important. Dans la liste des nouvelles, le petit texte affiché sous le titre est repris automatiquement du début de votre nouvelle. Vos deux premières phrases sont donc votre résumé, que vous le vouliez ou non. Si vous commencez par « C'est avec plaisir que nous vous annonçons », c'est ça qui s'affichera dans la liste.
Commencez plutôt par l'essentiel : quoi, quand, où, pour qui. C'est l'inverse du réflexe naturel, qui garde la nouvelle pour la fin, et c'est ce qui fait qu'un lecteur pressé comprend quand même.
Les détails et quoi faire ensuite
Les détails, dans l'ordre d'importance. Les conditions, les prix, les coordonnées, le lien vers l'inscription. Et surtout, ce que le lecteur doit faire s'il est intéressé. Une nouvelle qui se termine sans dire où appeler, où s'inscrire ou où aller, c'est une nouvelle à moitié écrite.
Un exemple, avant et après
Avant
Titre : Communiqué
C'est avec fierté que notre entreprise annonce à sa clientèle la mise en place prochaine d'un nouveau service qui répondra aux besoins exprimés par plusieurs. Voir l'affiche ci-jointe pour tous les détails.
Le titre ne dit rien. Le texte ne dit rien non plus. Le seul contenu réel est dans une image que Google ne peut pas lire, qu'un téléphone affiche minuscule et qu'une personne aveugle ne verra jamais.
Après
Titre : Un point de cueillette à Saint-Léandre dès le 15 octobre
À partir du mercredi 15 octobre, un point de cueillette ouvre au centre communautaire de Saint-Léandre, au 102, rue Principale, tous les mercredis de 16 h à 18 h. Vous n'aurez plus à vous déplacer jusqu'à la ferme pour récupérer votre commande.Le fonctionnement ne change pas. Vous commandez en ligne jusqu'au lundi midi, et vous choisissez Saint-Léandre comme lieu de cueillette au moment de payer. Votre commande est préparée le mardi et livrée au point le mercredi après-midi.
Le service est offert jusqu'à la fin avril. S'il fonctionne bien, on le reprend l'automne prochain et on regarde pour un deuxième point ailleurs dans la MRC.
Une question sur votre commande? Écrivez-nous à info@exemple.ca ou appelez au 418 000-0000.
Même annonce, 180 mots, et le lecteur sait quoi faire. Remarquez la première phrase : c'est elle qui s'affichera sous le titre dans la liste des nouvelles, et elle contient déjà la date, le lieu et l'heure.
L'image
Une nouvelle sans image passe inaperçue dans la liste. Une nouvelle avec la mauvaise image passe mal partout.
Deux choses à surveiller :
Le format. Visez 1200 x 630 pixels. C'est la dimension que Facebook utilise pour l'aperçu d'un lien partagé, et elle convient aussi aux vignettes de votre liste de nouvelles. Une photo verticale prise au téléphone va se faire recadrer, souvent en plein milieu du visage de quelqu'un.
Le poids. Une photo sortie directement de l'appareil pèse plusieurs mégaoctets et ralentit votre page. Notre article sur l'optimisation des images explique quoi viser.
Et la règle la plus importante : une affiche n'est pas une nouvelle. Vous pouvez très bien publier votre affiche, mais écrivez aussi le texte. Sinon, tout ce qui lit du texte plutôt que des images passe à côté : Google, la recherche de votre propre site et les lecteurs d'écran.
Ce que Webartchitecte fait pour vous
Une partie du travail est déjà réglée dans l'éditeur.
Quand vous cochez « Publié en actualité », deux champs de date apparaissent. La date de publication est celle où la nouvelle entre dans la zone Actualités. La date d'archivage est celle où elle bascule vers votre page Archives. Une fois les deux remplies, vous n'avez plus à y revenir : la nouvelle sort et se range toute seule.
Vous pouvez donc planifier vos nouvelles à l'avance. Écrivez votre annonce de l'horaire des fêtes en novembre, donnez-lui sa date de publication, et elle sortira au bon moment sans vous.
Le résumé de la liste se fabrique tout seul à partir du début de votre texte. Vous n'avez rien à remplir, mais vous avez tout à gagner à soigner vos deux premières phrases.
L'adresse de la nouvelle existe dès sa création, avant même qu'elle soit publiée, et vous la voyez dans le gestionnaire. Vous pouvez donc préparer vos publications Facebook et votre infolettre pendant que la nouvelle attend sa date de sortie, avec le bon lien déjà en main.
Vos nouvelles sont aussi lisibles par les agents IA sans que vous ayez rien à faire. Quand un assistant demande une version structurée de votre page, Webartchitecte la génère automatiquement en Markdown, le format que ces outils comprennent le mieux. Une raison de plus d'écrire votre nouvelle en toutes lettres plutôt que de publier une affiche.
Et si votre site est bilingue, TradUX traduit votre nouvelle en un clic. C'est une option payante, à ajouter à votre site, qui vous évite de tout écrire deux fois.
Ce qui reste de votre côté : choisir le sujet, écrire les quelques lignes, et fixer les dates. La marche à suivre écran par écran est dans le tutoriel « Créer une nouvelle ou un article de blogue » de notre centre d'aide.
Six erreurs qui reviennent souvent
- Publier une affiche seule, sans texte. Invisible pour Google, illisible au téléphone, inaccessible pour une personne qui utilise un lecteur d'écran.
- Joindre un PDF au lieu d'écrire. Même problème, avec une étape de plus pour le lecteur.
- Titrer « Communiqué » ou « Avis important ». Deux mots qui n'annoncent rien. Dites ce que c'est.
- Écrire à la troisième personne institutionnelle. « La Municipalité tient à informer sa population que » se remplace par « Voici les dates de collecte pour cet automne ».
- Oublier la date de l'événement. Une nouvelle se lit parfois trois semaines après sa publication, et « mercredi prochain » ne veut plus rien dire.
- Coller du texte venu de Word. Il traîne ses styles et sa mise en forme, et votre nouvelle finit avec une police différente du reste du site. Collez en texte simple, puis remettez le gras.
Ce qu'il reste à faire après avoir publié
Vous venez d'écrire quelque chose. Servez-vous-en.
Partagez-la. C'est ici que Facebook et Instagram entrent en jeu, dans le bon sens. Une publication avec le lien vers votre nouvelle, et le travail est fait.
Mettez-la dans votre infolettre. Le titre, les premières lignes, le lien. Vous avez déjà tout écrit.
Jetez un œil à vos vieilles nouvelles une fois par année. Si vous remplissez la date d'archivage, elles se rangent déjà toutes seules et il reste peu à vérifier. Une nouvelle périmée peut rester en ligne, elle fait partie de votre historique, et ne la corrigez pas : elle était vraie le jour où vous l'avez écrite. Si l'une d'elles vous semble pouvoir porter à confusion, un ancien horaire ou un ancien prix par exemple, retirez-la. C'est votre jugement qui tranche, rien ne vous y oblige.
Et rappelez-vous ce qui a été dit plus haut sur les assistants IA. Ce qu'ils vont citer, c'est du texte écrit : une nouvelle qui dit clairement quoi, quand et où. Une affiche en image ne leur dit rien, même publiée sur votre site.
En résumé
- Votre site est la source, les réseaux sociaux propagent l'information. On publie sur le site, puis on partage le lien.
- Une nouvelle est courte, datée et factuelle. Entre 150 et 400 mots.
- Il se passe plus de choses chez vous que vous ne le croyez. Horaire, embauche, projet livré, activité à venir : c'est déjà une nouvelle.
- Le titre dit ce qui arrive, il ne fait pas deviner.
- Vos deux premières phrases servent de résumé dans la liste. Mettez-y quoi, quand, où et pour qui.
- Toujours du texte, même quand vous publiez une affiche.
- Quand des mois passent sans nouvelle, cherchez dans ce qui s'est passé chez vous au lieu d'attendre un gros événement.